Synagogue Massorti Paris XVe

Le divorce / גט

Le divorce religieux

Le divorce n’est pas une procédure que l’on accomplit de gaîté de cœur. Mais il arrive qu’il s’impose bon gré mal gré, quand le projet de vie commune du couple n’est plus viable, quelles qu’en soient les raisons. De même que l’on entame une procédure civile de divorce, les liens qui unissent les mariés sur un plan religieux doivent être dissous par une procédure adéquate. Au regard de la loi juive traditionnelle, un couple non divorcé religieusement reste marié, et si l’épouse a des enfants avec un autre homme, leur statut juridique est compromis de sorte qu’ils ne pourraient pas contracter de mariage juif. Cette situation doit absolument être évitée. Sur un plan psychologique et spirituel, il est important aussi que les liens entre des personnes qui se séparent soient déliés sur un plan religieux et pas seulement civil. Quand bien même le chagrin et la colère – et la profonde déception – peuvent animer l’un ou l’autre des mariés, lorsque la décision définitive de séparation est déclarée par l’un d’entre eux, il convient autant que possible que les choses se fassent de la manière la plus respectueuse et juste qui soit, sans céder au désir de vengeance. Si un divorce conflictuel est hélas parfois incontournable, son prix est toujours très lourd, à tout point de vue. Si l’on peut l’éviter, par un dialogue bienveillant, le souci du bien-être de chacun, malgré le ressentiment, cela sera d’autant moins traumatisant, tant pour le couple que pour leurs enfants. Cela permet ensuite de maintenir des liens qui a minima favoriseront l’équilibre des enfants et l’attachement à leurs deux parents.

Comment s’opère concrètement le divorce religieux ?

La procédure traditionnelle consiste en ce que le mari remet à l’épouse un guèt qui est un acte de divorce. Il ne s’agit pas d’une « répudiation » unilatérale. L’exigence est que le divorce civil soit également prononcé pour garantir les droits respectifs des deux partenaires. L’accord mutuel est requis. Si l’une ou l’autre des personnes refusent indûment le divorce religieux, alors que le divorce civil est prononcé, des conditions sont posées dans le mariage religieux massorti, pour que l’un ou l’autre des partenaires ne puisse maintenir une personne dans cette union contre son gré et l’empêcher de se remarier, ou exercer un chantage au divorce pour soutirer des avantages injustifiés.

Sur un plan formel, la procédure suivie dans le mouvement massorti ne diffère pas de la procédure traditionnelle telle qu’elle est pratiquée par les orthodoxes. Une fois la décision fermement prise par le couple de divorcer religieusement, la procédure est entamée par l’appointement, devant trois témoins, de délégués et d’un messadèr guitin, à savoir d’un rabbin spécialement formé aux procédures de divorce. Ensuite de quoi, un scribe est chargé de rédiger manuellement l’acte de divorce (guèt), selon des règles très codifiées, sur un support spécialement affecté. Le guèt sera remis ensuite formellement par le mari à l’épouse, en présence d’un beit-din (tribunal rabbinique), constitué par trois rabbins qui témoignent que la procédure est accomplie dans les règles, afin de lever toute ambiguïté possible quant à la validité du divorce. Après la cérémonie, les ex-époux reçoivent une attestation de divorce les autorisant à contracter un autre mariage. Les frais de procédure sont, sauf empêchement, à partager entre les deux requérants.
Pour plus de détails, se reporter à : https://www.massorti.com/Divorce-juif-mode-d-emploi.
Pour toute question ou décision d’entamer la démarche de divorce religieux, prendre contact avec notre rabbin, Rivon Krygier : rabbinkrygier@adathshalom.org. Après avoir pris connaissance de la situation, il vous indiquera la procédure à suivre.