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Mis à jour : il y a 15 heures 54 min

Seder de Pessah en solitaire

jeu, 04/02/2020 - 19:55

Ceux qui se trouvent seuls doivent se poser à eux-mêmes la question : « En quoi cette nuit est-elle différente ? » – (MaimonideRambam
Maïmonide">
, Lois sur le pain non levé 7:3)

Ceux qui se trouvent seuls doivent se poser à eux-mêmes la question : « En quoi cette nuit est-elle différente ? » – (MaimonideRambam
Maïmonide">
, Lois sur le pain non levé 7:3)

Cette phrase est restée intouchée dans les codes de loi juifs pendant mille ans. Alors que presque tout ce qui par ailleurs a été écrit sur Pessah a été analysé et commenté depuis toutes les perspectives et dans toutes les directions, cette phrase a été presque complètement ignorée. Être seul le soir du Seder n'a jamais été considéré par personne comme une réelle possibilité.

Cette année, nous voyons les choses différemment. Pour la première fois peut-être dans l'histoire juive, des milliers de gens célèbreront Pessah seuls. Nous n'avons jamais vécu cela : nous n'avons ni mémoire collective à convoquer, ni commentaires sur la loi théorique énoncée par MaïmonideRambam
Maïmonide">
, ni certitude sur la bonne façon d'agir, ni enfin de direction spirituelle ou halakhique unifiée. Mais nous avons tout de même plus d'un tour dans nos sacs : la chutzpah, la créativité, l'espoir. Nous raconterons aux générations futures l'histoire de la Pâque de cette année, avec l'aide de Dieu.

Retournons à cette affirmation tirée du code de MaïmonideRambam
Maïmonide">
, et écrivons à présent notre propre commentaire. Ceux qui se trouvent seuls doivent se poser à eux-mêmes la question : « En quoi cette nuit est-elle différente ? » C'est une drôle de question à se poser à soi-même, si l'on est seul. A peu près tout est différent cette année, et d'abord, le fait qu'on soit seul ! Même s'il y a allusion ici au Mah Nishtanah, l'ensemble des questions formelles prononcées au coeur du Seder, peut-être faut-il plutôt traduire cette phrase non comme une question, mais comme une exclamation d'émerveillement : ‘'Comme cette nuit est différente !''

Mais on peut adopter une autre perspective, si l'on veut. Pessah est la fête de la liberté, la fête du printemps, de la légèreté, du bond par-dessus, du passage. Le Seder de Pessah était à l'origine un rituel domestique qui n'avait que quelques règles ou textes fixes : l'accent était mis bien plutôt sur le fait d'encourager les enfants à être curieux et les adultes à être créatifs. Il y avait une vieille histoire percutante à raconter – ‘'nous étions les esclaves de Pharaon en Egypte, et maintenant nous sommes un peuple libre'' – et cette histoire devait être récitée d'une façon qui amènerait tout le monde à se rassembler autour de la table, chacun faisant partie de ce récit. Nous étions esclaves, nous sommes libres. Et pas seulement libre-de, mais libres-pour : tout un ensemble de valeurs devaient être discutées à travers les symboles de l'histoire tout au long du repas, on enseignait aux enfants les responsabilités que les Juifs libres avaient toujours assumées. Et si au fil du temps les textes et les rituels sont devenus lourds, rigides et incompréhensibles, il y a quelques chose de la légèreté de Pessah que peut-être cette année si singulière nous permet de retrouver.

Alors que les obstacles à la tenue d'un Seder solitaire sont nombreux et évidents, on peut y voir aussi quelques avantages surprenants. Nous sommes effectivement libres. Nous sommes coincés chez nous et coincés avec nous-mêmes et coincés avec notre liberté – c'est une opportunité unique de déconstruire les rites du Seder et de nous les approprier réellement. Faire de l'histoire une histoire qui nous parle, repenser les rituels et leur force, et manger un délicieux repas seuls, à notre propre rythme.

La Torah évoque par quatre fois, de manières légèrement différentes, le fait de raconter l'histoire de Pessah aux enfants. (C'est le sens du mot Haggadah, récit.) Les rabbinsrabbins"> étaient sensibles aux subtiles différences entre ces quatre textes, et ont créé un modèle archétypique, celui de quatre types d'enfants posant quatre types de questions : un enfant sage, un enfant rebelle, un enfant simple, et un enfant qui ne sait pas comment poser des questions. Le modèle des questions-réponses pour raconter l'histoire de Pessah était le plus pertinent et le plus souple pour permettre à chaque narration particulière de s'adapter aux enfants réels qui posaient les questions. Et comme beaucoup l'ont souligné au fil des ans, les quatre enfants ne sont pas forcément des types de caractères, mais plutôt quatre aspects différents présents dans chaque âme qui questionne. Nous avons tous notre côté sage, rebelle, naïf, et silencieux. Et pourtant : « Ceux qui se trouvent seuls doivent se poser la question … » Ce qui est étrange et merveilleux cette année, c'est que ces quatre parties entrent en conversation les unes avec les autres.

Notre côté sage pourrait demander : quelle sont les instructions pour mener un Seder correctement ?

Notre côté rebelle pourrait s'exclamer : pourquoi donc devrais-je faire tout cela, alors que le monde dehors s'enflamme ?

Notre côté naïf pourrait s'étonner : qu'est-ce que tout cela veut dire ?

Notre côté silencieux pourrait n'être même pas capable de formuler avec des mots l'énormité de la situation, et notre impuissance.

Traduisons donc ainsi : « Ceux qui se trouvent seuls doivent s'exclamer : ‘'comme cette nuit est différente !'' »

Comme cette nuit est différente de toutes les autres nuits. Mais d'une certaine manière, comme elle est juive ! Les juifs sont un peuple paradoxal, qui s'accroche à une tradition stricte et qui trouve toujours le moyen de s'adapter à une réalité mouvante. Pendant plus de 2000 ans, les juifs ont adapté Pessah aux situations qu'ils vivaient : furent-elles des persécutions, des exils ou le confort de communauté florissantes. Cette année, Pessah sera difficile et étrange et appellera beaucoup de créativité. Et pourtant, il se joindra à la chaîne de milliers d'années de sedarim de Pessah demandant de la créativité. Ce que nous faisons cette année résonnera aussi dans le futur et entrera dans les annales de notre peuple. Nos innovations pourraient être les traditions des prochaines générations. C'est peut-être difficile de penser ainsi, en regardant notre situation avec la perspective de milliers d'années – et c'est aussi possible d'être juste où nous sommes, en faisant de notre mieux avec ce qu'on a. C'est ce que les juifs font !

Idées et suggestions
  • Avant le seder

Préparez vous à la soirée avec des amis et votre famille par téléphone ou internet. Vous pourrez partager au moins le sentiment que toute la communauté vit cela ensemble – séparément.

Parlez et comparez vos projets avec ceux des autres, si vous le souhaitez. Volez des idées !

Ecrivez des questions auxquelles vous souhaitez réfléchir pendant le seder.

Préparer un excellent repas de choses dont vous avez envie, à partir de la nourriture à laquelle vous avez accès. Vous pouvez trouver des recettes Pessah-friendly faciles ici, vers la fin de la page, ou un menu simple ici. Mais ne laissez pas la cuisine devenir un facteur de stress pour la soirée.

Si vous n'avez pas de haggadah, téléchargez-en une ou créez-en une personnalisée (cf section ressources)

Vous pouvez faire le seder dans des vêtements plus élégants que d'habitude – ou en pyjama. Les deux sont des signes de liberté !

  • Pendant le seder
  • Kadesh

C'est le premier des quatre verres de vin que l'on boit à Pessah. Quatre verres seul ?! Pourquoi pas. Ce soir est différent. C'est l'un des signes que nous sommes libres, et cela nous rappelle que ce repas est important et sacré. Allongez-vous copieusement sur votre canapé ou dans l'endroit le plus confortable de votre maison pendant que vous buvez.

  • Urchatz

Le lavage de mains n'a jamais eu autant de sens que cette année ! Mais prenez le temps de profiter d'un lavage de main rituel sans objet rationnel hygiénique. Sentez l'eau qui coule sur vos mains. C'est cela qui marque le début de l'expérience du seder.

  • Karpas

Il y a différentes traditions quant au légume utilisé pour le karpas, mais vous pouvez vous réapproprier la version romaine antique de cette tradition : un légume délicieux à grignoter pendant que vous faites toute la discussion qui précède le plat principal.

  • Yachatz

Quel sens donnez-vous à ce rituel de rompre la matsah du milieu ? Peut-être que vous pouvez regarder les matsot cassée et entières, et réfléchir à ce qui est cassé et ce qui est entier dans le monde autour de nous.

Le texte traditionnel dit ici quelque chose de surprenant : “Cette année, nous sommes des esclaves ; l'année prochaine, nous serons libres.” Que voulait dire cette phrase l'an passé ? Que veut-elle dire cette année ? A quoi ressemblera votre prochain Pessah ?

Le texte ajoute un signe de bienvenue au monde : “Que tous ceux qui ont faim viennent ici et mangent ! Peut-être qu'on devrait sauter cette partie ce soir. Peut-être qu'on devrait la laisser comme voeu pour le futur.

  • Maggid

C'est le cœur du récit du seder. C'est là que vous pouvez être le plus vous-même.
Vous pouvez dire les mots de la haggadah dans n'importe quelle langue qui vous plaise, ou savourer l'étrange familiarité des textes en hébreu.

Si vous supportez le sentiment d'étrangeté que cela donne : parlez-vous à vous-même à voix haute !

Prenez la tradition de la question-réponse sérieusement. Peut-être pouvez-vous préparer des questions en avance auxquelles vous souhaiteriez prendre le temps de penser.

Lisez des parties de l'histoire de l'Exode et trouvez au moins une phrase qui vous parle cette année.

Une grosse partie du maggid traditionnel est une interprétation complexe mot-à-mot de quatre phrases du livre du Deutéronome. Regardez le texte original et posez des questions. Élaborez des réponses, également.

Dites les mots “pessah”, “matsah” et “maror” en les pointant du doigt sur la table. (Pessah est symbolisé soit par l'os grillé sur le plateau du seder, soit par le repas en général). Explorer ce qu'ils devraient symboliser cette année.

Trouvez des livres ou des poèmes dans votre bibliothèque que vous avez aimé mais n'avez plus regardé depuis des années. Lisez un passage à voix haute, cérémoniellement.

Terminez cette partie avec un autre bon verre de vin !

  • Rachtzah

Lavez-vous les mains à nouveau ! Appréciez l'absurdité et le sérieux d'être seul pendant tous ces rituels.

  • Motzi Matzah

Enfin ! On mange cette matsah ! Il y a différentes symboliques de la matsah, le lechem oni : un pain de pauvreté, un pain de simplicité, un pain de difficulté, un pain qui donne des réponses. Qu'est-il pour vous ?

  • Maror

Cela ne va pas de soi que lors d'une célébration de la liberté, on amène l'amertume de l'histoire de Pessah sur notre table et en fassions l'expérience physique. Mais nous le faisons : en mangeant le maror avant le repas, nous insistons pour revivre aussi les aspects amers de la vie d'esclavage et d'oppression. Pourquoi ? Et le harosset, ce mets sucré fait de pommes et de vin, est un symbole soit du ciment fait par les esclaves en Egypte, soit de la plaie du sang. Etrangement, ces deux mets symboliques, l'un doux et l'autre amer, sont mangés en même temps.

  • Korech

Encore plus paradoxal : nous emballons le maror et la matsa et les mangeons ensemble. Pourquoi ?

  • Shulchan Orech

Régalez-vous d'un excellent repas, autant que faire se peut.

  • Tsafoun

Tsafoun veut dire “caché”. Lors de grands sedarim avec beaucoup d'enfants, la moitié de la matsah (c'est l'afikoman) est caché au début du repas et les enfants qui la trouvent l'amènent à ce moment pour la manger. Cela a peu de chances de se passer si vous êtes seul/e cette année. Mais c'est le moment de réfléchir, le ventre plein, à l'idée de caché et d'incertitude dans notre monde. Un virus invisible a secoué notre confiance en l'avenir. Il y a aussi un autre aspect du caché : tout peut arriver ! Un aspect sous-estimé de la liberté est que nous sommes ouverts à toutes sortes de surprises. Lancez-vous le défi de formuler un rêve optimiste.

  • Barech

Chantez birkat hamazon à voix haute, et terminez avec un troisième verre de vin.

C'est une série de psaumes qui exprime la gratitude (bien que si vous regardez le texte du plus près, surtout au milieu, vous trouverez un rapport bien plus sombre et complexe à la fragilité de la vie). Prenez un moment pour penser à ce dont vous êtes reconnaissant, qui vous pourriez et devriez remercier en ces temps étranges. Et finissez avec un quatrième verre de vin – l'étrange goût de la liberté !

  • Nirtzah

A la fin, il y a toutes les chansons classiques de Pessah. Chantez celles que vous aimez. Ou chantez ou fredonnez d'autres chansons que vous pensez liées à ce que nous vivons aujourd'hui.

En souhaitant à tous de la santé, de la force et des moments de joie et de calme.

Ecrit par Josh Weiner, traduit de l'Anglais par Noémi Egnell https://jeducationworld.com

Modernisme juif en ligne

mar, 03/24/2020 - 21:35

Le judaïsme américain ne regarde pas en arrière, mais vers un futur incertain qu'il veut dynamique. Plein d'idées à prendre pour notre frileux judaïsme français.

Zeek est un magazine en ligne mis à jour quotidiennement et une revue imprimée trimestrielle. La préoccupation de Zeek est le devenir du judaïsme en plein renouvellement.

http://zeek.forward.com/

The Institute for Jewish Ideas and Ideals offre une vision du judaïsme orthodoxeorthodoxe
orthodoxes">
qui se veut intellectuellement solide, spirituellement convaincante et émotionnellement satisfaisante. Basé sur un engagement indéfectible envers la tradition, la Torah et le peuple juif, elle favorise une appréciation de la diversité légitime dans l'orthodoxieorthodoxe
orthodoxes">
moderne.

http://www.jewishideas.org/

Judaïsme Massorti sur YouTube

sam, 03/21/2020 - 23:25

Le mouvement juif Massorti
C'est ainsi que le mouvement juif "Conservateur" est désigné, en opposition au mouvement "reform" ou "libéral", mais également au mouvement "orthodoxe". Le but du mouvement Massorti étant de transmettre une tradition et de promouvoir un judaïsme traditionaliste en acceptant l'idée de modernité. Il considère que la véritable tradition juive n'a jamais été la fixation sur le passé, pas plus que des réformes exagérées.">
est également présent sur YouTube, voici une série de vidéos pour mieux comprendre cette sensibilité au centre du judaïsme.

Sommaire
  • Face au confinement : Dracha du rabbinrabbins"> Rivon Krygier - Chabbat Vayyaqhel-Peqoudey

La Halakha est la loi juive rabbinique. Le judaïsme Massorti
C'est ainsi que le mouvement juif "Conservateur" est désigné, en opposition au mouvement "reform" ou "libéral", mais également au mouvement "orthodoxe". Le but du mouvement Massorti étant de transmettre une tradition et de promouvoir un judaïsme traditionaliste en acceptant l'idée de modernité. Il considère que la véritable tradition juive n'a jamais été la fixation sur le passé, pas plus que des réformes exagérées.">
y est attaché et prône son respect tout en acceptant d'exploiter la marge de manœuvre possible à certaines interprétations. Il a ainsi produit une intéressante jurisprudence sur des questions diverses. En faisant cela, ce courant est plus souple que l'orthodoxieorthodoxe
orthodoxes">
, mais beaucoup plus rigoureux que le courant libéral.

La place de la femme dans le judaïsme fait débat et représente un des points de divergence entre les courants modernistes et le courant orthodoxeorthodoxe
orthodoxes">
. A notre avis, il s'agit d'un enjeu fondamental pour l'avenir du judaïsme et pour sa pertinence auprès de la grande majorité des Juifs contemporains. Mais il s'agit également d'une question éthique et de justice, valeurs suprêmes pour la Tora, qui exige de donner aux femmes la juste place qui leur revient.

L'étude est la mitsva centrale du judaïsme. Le but n'est pas la seule connaissance, mais le cheminement.

  • Global Day of Jewish Learning Presents : Rabbi Yeshaya Dalsace - La femme Sota ou les affres de la jalousie.

Le Global Day of Jewish Learning est un évènement mondial annuel de 24 heures d'études juive, chaque pays étant représenté par une conférence, le rabbinrabbins"> Yeshaya Dalsace avait été sélectionné pour représenté le judaïsme français cette année-là.

  • "Droits de l'homme et Judaïsme" Invité : Yeshaya Dalsace sur RCJ
  • Judaïsme et science : entretien avec le rabbinrabbins"> Yeshaya Dalsace (Le cercle des poètes disparates EP3)
  • Judaïsme et homosexualité : Beit Haverim - Rencontre avec le Rabbinrabbins"> Dalsace, mars 2013
Face à l'actualité
  • Sur la chaine Public Sénat Le 19h, édition spéciale "drame de Toulouse / Montauban". Le rabbinrabbins"> Yeshaya Dalsace représente le judaïsme.
Dialogue interreligieux
  • Les Evangiles et la MishnaMichna"> - Rabbinrabbins"> Yeshaya Dalsace. Intervention lors du colloque "Parler de l'autre : Regards croisés juifs et protestants" - Jeudi 22 mars 2018
    Un colloque organisé par la Commission des relations avec le Judaïsme de la Fédération protestante de France.

Questions de la salle au Rabbinrabbins"> Yeshaya Dalsace et au Grand Rabbinrabbins"> Gilles Bernheim

  • Les justes des nations : Interview de Yeshaya Dalsace et de Marc Rastoin
  • Le rabbinrabbins"> Yeshaya Dalsace, répond à un public chrétien : FAUT IL ATTENDRE LE MESSIE

Yeshaya Dalsace interview FAUT IL ATTENDRE LE MESSIE

  • Colloque au Sénat Juifs et musulmans : retissons les liens !

Minyane virtuel et coronavirus

jeu, 03/19/2020 - 21:30

Dans les circonstances d'isolement du fait de la pandémie, faut-il autoriser le minyane virtuel et les prières par internet pour shabbat ou dire un kaddishKaddich
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?

Une partie du mouvement Massorti
C'est ainsi que le mouvement juif "Conservateur" est désigné, en opposition au mouvement "reform" ou "libéral", mais également au mouvement "orthodoxe". Le but du mouvement Massorti étant de transmettre une tradition et de promouvoir un judaïsme traditionaliste en acceptant l'idée de modernité. Il considère que la véritable tradition juive n'a jamais été la fixation sur le passé, pas plus que des réformes exagérées.">
autorise le minyane virtuel en « temps de crise ».
Le communiqué précise que la diffusion en streaming ne doit pas être activée pendant Shabbat et ne pas impliquer de profanation du Shabbat.

Les dirigeants du mouvement Massorti
C'est ainsi que le mouvement juif "Conservateur" est désigné, en opposition au mouvement "reform" ou "libéral", mais également au mouvement "orthodoxe". Le but du mouvement Massorti étant de transmettre une tradition et de promouvoir un judaïsme traditionaliste en acceptant l'idée de modernité. Il considère que la véritable tradition juive n'a jamais été la fixation sur le passé, pas plus que des réformes exagérées.">
américain ont publié une déclaration autorisant la récitation du kaddishKaddich
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des endeuillés avec un quorum de 10 hommes virtuels.

Dans un communiqué daté de cette semaine, les rabbinsrabbins"> Elliot Dorff et Pamela Barmash, co-présidents de la Commission de la Loi juive et des Normes (CJLS ) ont déclaré qu'au vu de la crise sanitaire actuelle, il est permis de constituer un quorum virtuel, un minyane, avec d'autres individus, par vidéo-conférence.

« La permission de constituer un minyane exclusivement en ligne, que ce soit pour les prières requérant un minyane ou uniquement pour le kaddishKaddich
Kaddish">
des endeuillés, est limité à cette « shaat had'hak » (heure de crise), où pendant des semaines, en former un sans risquer de porter atteinte à la vie d'autrui est impossible », ont écrit les rabbinsrabbins"> . « Cette permission est limitée aux régions où la fermeture de la plupart des synagogues a été recommandée ou imposée. »

En vertu de la loi juive traditionnelle, un minyane se constitue par la présence de 10 adultes juifs dans un seul endroit physique pour la lecture de certains passages de la Torah. Le CJLS lui-même a défendu cette règle à une écrasante majorité dans un document de 2001 rédigé par le rabbinrabbins"> Avram Israel Reisner.

Mais le courrier d'Elliot Dorff et Pamela Barmash, qui ne forment pas un comité de responsaTeshouvot
Responsum
Responsa">
officiel, avance que la pandémie de coronavirus actuelle constitue une situation extraordinaire en vertu de laquelle certaines dispositions de la loi juive peuvent être suspendues. Leur opinion prévoit tout de même certaines limites, notamment que les participants se voient et s'entendent, et répondent « amenAmen"> » au moment voulu.

Le courrier précise également qu'en ce qui concerne le respect du Shabbat, jour où l'usage des appareils électroniques est généralement prohibé, aucune diffusion en direct ne doit être activée, ce qui pose problème pour les plateformes comme Zoom, qui exigent que les utilisateurs se connectent en entrant pseudo et mot de passe.

Parmi les nombreuses façons dont la pandémie de coronavirus a bouleversé la vie des Juifs, la récitation du KaddishKaddich
Kaddish">
des endeuillés est l'une des plus chargées sur le plan émotionnel. Les personnes en deuil récitent traditionnellement cette prière quotidiennement pendant 11 mois après le décès d'un parent, et pendant 30 jours après le décès d'un frère, sœur, enfant ou conjoint, et elle est souvent considérée comme un élément important du processus de deuil. Ces derniers jours, alors que les restrictions draconiennes sur les rassemblements sociaux sont devenues la norme dans le monde entier, de nombreux Juifs en deuil se sont trouvés dans l'impossibilité de réunir les dix personnes nécessaires pour la réciter.

« Les rabbinsrabbins"> doivent rassurer les personnes en deuil qu'elles remplissent leurs obligations légales juives dans ces circonstances et ne doivent se sentir nullement coupables de se souvenir et d'honorer le défunt de cette manière », souligne la lettre.

Texte original du rabbinrabbins"> Dorff

Communiqué du « Committee on Jewish Law and Standards », le comité chargé de répondre aux questions de halakha au sein du mouvement massorti
C'est ainsi que le mouvement juif "Conservateur" est désigné, en opposition au mouvement "reform" ou "libéral", mais également au mouvement "orthodoxe". Le but du mouvement Massorti étant de transmettre une tradition et de promouvoir un judaïsme traditionaliste en acceptant l'idée de modernité. Il considère que la véritable tradition juive n'a jamais été la fixation sur le passé, pas plus que des réformes exagérées.">
aux Etats-Unis.

Veuillez trouver ci-dessous une lettre du rabbinrabbins"> Elliot Dorff , président du CJLS , et du rabbinrabbins"> Pamela Barmash, vice-présidente, donnant des conseils aux communautés se trouvant dans des régions touchées par le COVID-19. Merci aux rabbinsrabbins"> Joshua Heller, Daniel Nevins et Avram Reisner pour leur contribution aux versions antérieures et au CJLS dans son ensemble. Veuillez noter qu'il ne s'agit pas d'un responsumTeshouvot
Responsum
Responsa">
officiel du CJLS .

Teshouva sur Minyane via internet - Reisner

Un responsumTeshouvot
Responsum
Responsa">
du rabbinrabbins"> Avram Reisner approuvé par le CJLS en 2001 (à lire dans le pdf ci-contre pour avoir les arguments détaillés), permet à des juifs isolés de se joindre par voie électronique à un minyane (dix juifs adultes) se réunissant en personne, à condition que ce soit en semaine et non le shabbat. Nous affirmons aujourd'hui que cela doit rester la pratique courante. La majorité d'entre nous est fermement convaincue que cela devrait rester la règle même dans une situation d'urgence telle que nous la vivons aujourd'hui (cha'at hadehak).

Les juifs pratiquants adultes sont tenus de prier trois fois par jour, et ils peuvent le faire seuls sans minyane. Les communautés peuvent également organiser une prière en commun même quand il n'y a pas minyane, en omettant la récitation du « barekhou », de la « kedoushakedoucha">
Nom d'une prière dite en public lors de la répétition de la Amida. Sommet de la liturgie juive durant lequel chacun doit se tenir debout les pieds joints.">
» et du kaddishKaddich
Kaddish">
» (appelés dans le Talmud
Le Talmud représente l'ouvrage de base du judaïsme rabbinique.">
« devarim chebikdoucha ». Bien qu'il n'y ait pas de répétition de la ‘Amidah en l'absence d'un minyane, l'officiant peut choisir de la réciter suffisamment fort pour que les autres puissent l'entendre, sans la kedoushakedoucha">
Nom d'une prière dite en public lors de la répétition de la Amida. Sommet de la liturgie juive durant lequel chacun doit se tenir debout les pieds joints.">
, mais en encourageant la communauté à chanter. Cela sera utile à ceux qui peuvent ne pas avoir facilement accès à un livre de prières (siddourSidour
Sidourim">
). Il est conseillé aux rabbinsrabbins"> de fournir des opportunités interactives d'étude de la Torah en ligne afin de faciliter un sentiment de lien communautaire pendant cette période où beaucoup d'entre nous restent à la maison.

Le kaddishKaddich
Kaddish">
des endeuillés (kaddichKaddich
Kaddish">
yatom) a une résonance particulière. Notre mouvement a édité plusieurs prières destinées aux personnes endeuillées ou qui célèbrent un anniversaire de deuil et qui sont dans l'impossibilité de réciter le kaddishKaddich
Kaddish">
en présence d'un minyane. Certains d'entre eux pouvant ressentir de la détresse de ne pas pouvoir réciter le kaddishKaddich
Kaddish">
des endeuillés, en particulier pendant une période prolongée, le devoir des rabbinsrabbins"> est de rassurer ces personnes en deuil, leur donner les moyens de remplir leurs devoirs malgré les circonstances et éviter qu'ils ne développent un sentiment de culpabilité. Il existe également d'autres alternatives que de dire kaddishKaddich
Kaddish">
avec un minyane lorsque cela est impossible, comme étudier un texte ou consacrer une autre mitsva à la mémoire de l'être aimé.
Cependant, nous pensons que dans les circonstances actuelles, une position plus souple sur la constitution d'un minyan à distance peut être acceptable, d'autant plus qu'il y a eu des avancées technologiques importantes. Les sources classiques (Choulhan ‘Aroukh Orah Hayyim 55:13, et d'autres citées par le rabbinrabbins"> Reisner) exigent qu'un minyane soit situé dans un espace physique. Cependant, l'article suivant du Choulhan ‘Arukh (Orah Hayyim 55:14) ouvre la possibilité d'une exception, en statuant qu'on peut se joindre à un minyane si l'on peut voir les visages des autres participants :

מי שעומד אחורי בית הכנסת וביניהם חלון אפי' גבוה כמה קומות אפילו אינו רוחב ארבע ומראה להם פניו משם מצטרף עמהם לעשרה

« Celui qui se tient derrière la synagogue, avec une fenêtre entre cette personne et la communauté, même si [cette fenêtre] est haute de plusieurs étages et possède moins de quatre coudées de large, s'il leur montre son visage, il peut se joindre à eux pour former un minyane de dix personnes. »

La possibilité qu'un minyane soit constitué de personnes qui ne sont pas physiquement proches les unes des autres est encore élargie par le rabbinrabbins"> Yitzhak Zilberstein dans Hashukei Hemed sur Berakhot 21b (p. 135), où il autorise la constitution d'un minyane pour le kaddishKaddich
Kaddish">
des endeuillés dans le cas où les participants sont dispersés dans un champ mais peuvent se voir. Récemment, le rabbinrabbins"> Haim Ovadia a attiré l'attention sur cette source, plaidant en faveur de la constitution d'un minyane au moyen d'une connexion vidéo et audio en temps réel entre dix Juifs.

Dans la situation de crise que nous vivons, nous publions cette décision en nous fondant sur ces précédents : Si les autorités civiles et/ou médicales d'une région décident qu'il est dangereux pour les gens de se rassembler en personne et recommandent ou ordonnent la fermeture des lieux de culte, il est permis de constituer un minyane dont les participants (dix adultes juifs) ne sont pas situés dans un seul et même endroit physique.

Certains parmi nous soutiennent que dans une situation de crise telle que celle que nous vivons actuellement, les personnes participant à un minyane qui est uniquement en ligne peuvent réciter les « devarim chebikdousha » (prières nécessitant un minyane), avec leur communauté. Les participants comptés pour le minyane doivent pouvoir se voir et s'entendre par des moyens virtuels et être en mesure de répondre « amenAmen"> » et autres réponses liturgiques à l'officiant.

La lecture d'un Sefer Torah étant autorisée pour des études privées, la parashaParacha
Parashot">
peut être lue dans un rouleau sans bénédiction. Il est aussi possible que la parashaParacha
Parashot">
soit lue à partir d'un texte imprimé, tel qu'un Houmash ou une Bible hébraïque, toujours sans bénédiction. Éventuellement, la bénédiction pour l'étude de la Torah peut être récitée avant la lecture.

Certains d'entre nous soutiennent qu'il est permis de constituer un minyane exclusivement en ligne uniquement pour réciter le kaddishKaddich
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des endeuillés. La source dans Hashukei Hemed crée un précédent en ce qu'elle se réfère spécifiquement au KaddishKaddich
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(dans un cimetière), plutôt qu'à un minyan en général. L'exigence d'un minyane pour le KaddishKaddich
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n'est pas mentionnée dans la liste des « devarim chebikdousha » dans la MishnaMichna"> (Méguila 4, 3). La nécessité d'un minyane pour le KaddishKaddich
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est mentionnée pour la première fois dans le traité Sofrim (10, 7), traité tardif postérieur au Talmud
Le Talmud représente l'ouvrage de base du judaïsme rabbinique.">
de Babylone ou de Jérusalem. Dans cette source aussi, les participants doivent pouvoir se voir et s'entendre par des moyens virtuels et être capables de répondre « amenAmen"> » et autres réponses liturgiques à l'officiant. Le KaddishKaddich
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derabbanan peut également être récité après une étude de la Torah avec un minyan constitué de personnes éloignées.

Cette autorisation de constituer un minyane entièrement en ligne, que ce soit pour toutes les prières nécessitant un minyane ou seulement pour le kaddishKaddich
Kaddish">
des endeuillés, est limitée à cette situation de crise (« cha'at hadehak »), où pendant des semaines consécutives rassembler un minyane ne sera pas possible sans causer de risque pour la santé et la vie humaine. Cette autorisation est également limitée à une région dans laquelle toutes les synagogues ont reçu l'ordre de fermer le temps du confinement.

Surtout, cette autorisation est toujours sujette à des inquiétudes quant à la façon dont cela pourrait être accompli pendant shabbat. L'utilisation de la technologie vidéo pour participer aux offices de shabbat et de yom tov pose des problèmes complexes, et nous les mentionnons ici pour informer les rabbinsrabbins"> et les communautés de ces obstacles. Le CJLS y travaille actuellement, mais même ceux qui tendraient à l'autoriser exigeraient que la connexion ne soit pas activée par un juif le shabbat. La connexion devrait être activée à la synagogue avant shabbat ou s'activer automatiquement à un moment précis. Les personnes qui se connectent à la vidéo doivent activer leur ordinateur, tablette ou téléphone mobile avant shabbat ou le faire activer automatiquement (beaucoup d'applications nécessitent une connexion individuelle, ce qui est problématique). De plus, d'autres questions doivent encore être prises en compte : lors du shabbat et des jours de fête les juifs doivent éviter de prendre des mesures actives pour enregistrer les données ou réparer leur matériel en cas de dysfonctionnement. Ces problèmes complexes ne doivent pas être ignorés. Néanmoins les communautés peuvent contourner ces difficultés en proposant une diffusion en direct à une heure qui n'est ni shabbat ni yom tov (par exemple, vendredi soir avant le coucher du soleil, ou après la sortie du chabbat pour la havdalahavdalah"> ).

Cette autorisation pour un minyane à distance en ligne est limitée à la situation de crise que nous traversons, alors qu'il est interdit et dangereux pour dix juifs adultes de se rassembler en personne dans une région où les synagogues sont fermées pendant le confinement. Cela ne s'applique pas à ceux qui se trouvent dans une région où les autorités civiles et/ou médicales n'ont pas recommandé ni ordonné la fermeture des lieux de culte pour les rassemblements publics.

Traduction rabbinrabbins"> David Touboul

Prière en temps d'épidémie.

Arvit Shabbat
Réaction de Yeshaya Dalsace :

Tout d'abord merci au rabbinrabbins"> Elliot Dorff pour sa réactivité. Je suis personnellement très réservé à l'utilisation durant le Shabbat même en l'ayant ouvert avant, car je sais les manipulations quasiment inévitables.

Les gens devraient profiter de la situation de confinement pour véritablement respecter shabbat et éviter des activités qu'ils ne cessent de faire toute la semaine, à savoir surfer sur le net et se servir de leur tablette…

Par contre j'organise une prière commune (mais qui ne compte pas comme minyane) les jours de semaine sur la chaine YouTube. Je pense que justement, le shabbat doit marquer la fermeture de tout cela et une autre dimension.

Shah'arit - E-synagogue

Sur la question du kaddishKaddich
Kaddish">
, je suis également sceptique. Les gens ne sont pas vraiment ensembles et ne peuvent pas répondre (sauf zoom ou autre très bien réglé), ce n'est pas un minyane au sens stricte et je me range à l'opinion du rabbinrabbins"> Reisner de 2001. On peut très bien se passer de dire le kaddishKaddich
Kaddish">
et il existe bien d'autres manières intelligentes et spirituelles d'honorer la mémoire d'un proche. On peut par exemple étudier le kaddishKaddich
Kaddish">
(voir l'excellent livre « kaddishKaddich
Kaddish">
» de Leon Wieseltier) ou dire un texte alternatif.

Pour Pessah, c'est un peu autre chose et cela regarde chaque famille qui peut ou non s'organiser un lien skype ou autre. Beaucoup de personnes seront seules ce soir-là alors que leur proches et amis ne sont pas bien loin, mais inaccessibles. Dans de tels cas, trouver le moyen d'avoir un lien les uns avec les autres me semble utile, mais à étudier en détail.

Yeshaya Dalsace

Position du rabbinrabbins"> Chaim Wiener

PEUT-ON CONSTITUER UN MINYANE SUR INTERNET ?

Pour être récitées, de nombreuses prières ont besoin d'un minyane, qui est un groupe de 10 personnes. Dans le Traité Meguila la MishnaMichna"> déclare :

Ils ne récitent pas le ShemaChema"> en répondant, Et ils ne passent pas devant l'Arche (pour réciter la Amida ) ; Et (les prêtres) ne lèvent pas leurs mains (bénédiction des prêtres) ; Et ils ne lisent pas la Torah (en public) ; Et ils ne concluent pas par une HaftaraHaftarah"> des prophètes ; Et ils ne s'arrêtent pas à des processions (funéraires) ; Et ils ne disent pas la bénédiction pour les endeuillés, ou le réconfort des endeuillés, ou la bénédiction des jeunes mariés ; Et ils ne mentionnent pas le nom de Dieu sur l'invitation (pour dire le Birkat Hamazone) ; excepté en la présence de dix. (MishnaMichna"> , Meg. 4:3)

Diverses explications ont été données sur l'exigence d'un minyane. L'idée qui est peut-être la mieux connue est qu'il y a des obligations communautaires et, par conséquent, le besoin d'une récitation au sein d'une communauté. Dix est le nombre minimum pour qu'une communauté soit considérée.

Une autre explication est qu'il y a des Activités Sacrées - Devarim-She-ba-Kedoushakedoucha">
Nom d'une prière dite en public lors de la répétition de la Amida. Sommet de la liturgie juive durant lequel chacun doit se tenir debout les pieds joints.">
- et elles doivent se faire en présence de Dieu. La présence de Dieu est garantie quand dix personnes se rassemblent, comme il est écrit : « Et je serai sanctifié parmi les enfants d'Israël » (Lev. 22:32)

Si dix personnes ont besoin de se réunir ensemble pour un minyane, quel est le sens de ‘ensemble' ? Pour être compté, à quelle distance doit-on se trouver ?

Le Shoulkhan Aroukh donne cette règle : « Tous les dix doivent se trouver en un endroit et le dirigeant de la prière parmi eux ». (OC, 55:13). Les Poskim (décisionnaires de la Halakha ) ont discuté de nombreuses différentes configurations tout au long des années : si vous vous trouvez en dehors d'un bâtiment derrière une vitre et que vous pouvez voir et entendre le service, serez-vous compté ? (oui). Si vous vous trouvez dans une pièce différente qui s'ouvre sur la pièce où la prière est dite, serez-vous compté ? (non). Si le dirigeant de la prière se tient à l'embrasure de la porte entre les deux pièces, est-ce que les deux pièces peuvent être considérées comme le même endroit ? (oui). Le dénominateur commun est que « se trouver dans le même endroit » signifie être capable de voir au moins quelques-uns des autres participants du service de prière. Aussi la proximité physique est essentielle.

Si la définition d'un minyane est dix personnes dans le même endroit, peut-on élargir la définition pour inclure la présence dans le même endroit social et spirituel ? En particulier, dans le cas d'un moyen électronique où les participants non seulement s'entendent les uns les autres mais peuvent aussi voir les autres, quoique ce ne soit que sur un écran.

A nouveau, la plupart des Poskim ont déterminé que le minyane ne peut pas être constitué de cette façon ; que la proximité physique est la définition centrale d'une communauté. Mais, alors qu'un minyane virtuel ne compte pas comme un vrai minyane, beaucoup seront d'accord qu'un minyane virtuel a de la valeur, et qu'il y a de nombreuses parties du service qui peuvent être récitées dans un minyane virtuel.

La MishnaMichna"> citée plus haut liste les parties du service qui exigent un minyane correctement constitué. Il y a d'autres parties du service qui, habituellement, exigent la présence d'un minyane, mais elles ne font pas partie de cette liste. Donc, la répétition de la Amida , réciter la Kedoushakedoucha">
Nom d'une prière dite en public lors de la répétition de la Amida. Sommet de la liturgie juive durant lequel chacun doit se tenir debout les pieds joints.">
(dans la répétition), la bénédiction sacerdotale, la lecture publique de la Torah et la lecture de la HaftaraHaftarah"> avec ses bénédictions, tout cela exige un minyane de dix personnes au même endroit.
Là où l'obligation d'un minyane est une coutume établie plutôt qu'une exigence légale, un minyane virtuel serait acceptable. Pour quelles choses un minyane virtuel serait-il suffisant ?

KaddishKaddich
Kaddish">
:
Le KaddishKaddich
Kaddish">
est une louange traditionnelle de Dieu, récitée par l'endeuillé à la fin du service de la prière. C'est plus une coutume qu'une obligation religieuse, et il ne contient pas le nom de Dieu. Par conséquent, un minyane virtuel serait suffisant.

Barekhou : qui est l'appel à prier qui débute les prières du soir et du matin, ce n'est pas une partie fondamentale du service et il ne contient pas le nom de Dieu explicitement.

Lecture de la Torah : Alors que la lecture communautaire, qui entraîne la lecture depuis un parchemin en appelant sept personnes et la récitation de bénédictions, exige un minyane, une personne peut toujours lire et étudier la Torah, qu'elle soit seule ou en groupe.

HaftaraHaftarah"> : Comme ci-dessus. Peut être lue à tout moment - mais sans les bénédictions d'une lecture communautaire.

En fin de compte, un minyane c'est deux choses : il représente une communauté physique et c'est un endroit spirituel où réside la présence divine. Dans un monde idéal, ces deux choses sont concomitantes. Mais là où ce n'est pas possible, il y a de nombreuses façons de créer des communautés. Nos communautés virtuelles devraient nous permettre de créer un espace spirituel où nous pouvons accueillir la présence divine et réciter ensemble la plupart de nos prières communautaires. Mais sans une vraie proximité, nos communautés sont incomplètes. Ne dire que quelques-unes de nos prières communautaires reflète cette réalité.

Puisse-t-il être la volonté de Dieu que cette menace actuelle disparaisse, et que nous retournions bientôt à l'éventail complet de nos activités et nos prières communautaires.

Rabbi Chaim Weiner (directeur du Beit Din Massorti
C'est ainsi que le mouvement juif "Conservateur" est désigné, en opposition au mouvement "reform" ou "libéral", mais également au mouvement "orthodoxe". Le but du mouvement Massorti étant de transmettre une tradition et de promouvoir un judaïsme traditionaliste en acceptant l'idée de modernité. Il considère que la véritable tradition juive n'a jamais été la fixation sur le passé, pas plus que des réformes exagérées.">
Européen) (merci à J. Perelberg pour cette traduction).

Prières spéciale pour les malades et décès

Les communautés massorti
C'est ainsi que le mouvement juif "Conservateur" est désigné, en opposition au mouvement "reform" ou "libéral", mais également au mouvement "orthodoxe". Le but du mouvement Massorti étant de transmettre une tradition et de promouvoir un judaïsme traditionaliste en acceptant l'idée de modernité. Il considère que la véritable tradition juive n'a jamais été la fixation sur le passé, pas plus que des réformes exagérées.">
s'organisent. Voir le lien vers chaque communauté en bas de chaque page de ce site.

Cet article particulier sur les activités quotidiennes en lignes (offices et étude juive)
https://dorvador.org/Coronavirus.html

Vous pouvez écouter des heures d'études talmudiques en ligne sur ce site :

https://www.massorti.com/-Talmud-Etudes-talmudiques-

Pourim et Coronavirus

lun, 03/09/2020 - 13:11

Une personne en quarantaine peut-elle écouter la lecture de la Méguila par internet et ainsi accomplir la mitsva ?

Rabbinrabbins"> prof. David Golinkin, 7 Mars 2020.

Question de Yizhar Hess, directeur général du mouvement Massorti
C'est ainsi que le mouvement juif "Conservateur" est désigné, en opposition au mouvement "reform" ou "libéral", mais également au mouvement "orthodoxe". Le but du mouvement Massorti étant de transmettre une tradition et de promouvoir un judaïsme traditionaliste en acceptant l'idée de modernité. Il considère que la véritable tradition juive n'a jamais été la fixation sur le passé, pas plus que des réformes exagérées.">
en Israël : au vu de la propagation du coronavirus, est-ce qu'une personne confinée en quarantaine ou craignant d'être contaminée peut écouter la lecture de la Méguila par internet, à la radio ou à la télévision et ainsi s'acquitter du commandement ?

Réponse :

  • A. Comme chacun sait, le concept de danger mortel (« Pikouah Nefech ») permet de repousser la plupart des commandements de la Torah. Il est donc évident que si un médecin ou les autorités sanitaires décident que quelqu'un doit rester confiné pendant deux semaines, cette personne doit obtempérer et rester chez lui.
  • B. Il est préférable de lire la Méguila en public (Choulhan Aroukh, Orah Hayim 690, 18), mais on a aussi le droit de la lire à la maison. C'est pourquoi, si quelqu'un possède une méguila cachère, il a tout-à-fait le droit de la lire à la maison.
  • C. D'une façon générale, je pense qu'il est préférable d'appliquer les décisions les plus souples plutôt que les plus rigoureuses, suivant les célèbres enseignements rabbiniques : « [L'homme] vivra par eux (les commandements) - et il ne mourra pas pour eux » (TB Yoma 75b), « La force qui autorise est préférable » (TB Berakhot 60a) etc.
  • D. Dans le cas bien spécifique de la lecture de la Méguila, les sages du Talmud
    Le Talmud représente l'ouvrage de base du judaïsme rabbinique.">
    et les décisionnaires postérieurs ont toujours été très souples. On peut lire la Méguila debout ou assis (TB Méguila 21a), deux personnes peuvent lire la Méguila en parallèle (contrairement à la lecture de la Torah), il est permis (en cas de force majeure) de lire dans une méguila incomplète (Choulhan Aroukh, Orah Hayim 690, 3), et avec de longues interruptions dans la lecture. C'est pourquoi il est aussi possible de trouver une solution plus souple dans le cas qui nous préoccupe.
  • E. Après l'invention du téléphone, de la radio et du microphone à partir de la fin du XIXème siècle, on a commencé à questionner les décisionnaires sur la possibilité d'écouter la méguila par l'intermédiaire d'un téléphone, de la radio, d'un microphone ou de la télévision.

1. Ceux qui interdisent
Parmi ceux qui interdisent, on trouve des décisionnaires importants comme :
Le rabbinrabbins"> Yossef Enguil
Le rabbinrabbins"> Shlomo Zalman Broyn
Le rabbinrabbins"> Shlomo Zalman Auerbach
Le rabbinrabbins"> Ovadia YossefOvadiah Yossef">
Son fils le rabbinrabbins"> Yitzhak Yossef
Le rabbinrabbins"> Eliezer Waldenberg (Tsits Eliezer)
Le rabbinrabbins"> Méchoulam Ratta (Kol Mevasser)
Le rabbinrabbins"> Yéhoshoua Mordékhaï Feiguenbaum
Ils affirment que la voix sortant d'un appareil comme le microphone ou la radio par l'intermédiaire d'une membrane est différente de la voix humaine naturelle d'origine, c'est la raison pour laquelle l'auditeur ne peut accomplir ainsi le commandement. Or, même si c'est exact d'un point de vue scientifique, ils n'ont cité aucune source talmudique interdisant l'usage d'une voix modifiée pour la lecture de la Méguila. Contrairement au chofar, il n'existe aucune source talmudique sur la nature de la voix qui lit la Méguila. Donc, quand bien même la voix serait modifiée par l'usage d'un microphone ou autre, cela ne signifie pas nécessairement que cela soit interdit.

2. Ceux qui autorisent
Parmi ceux qui autorisent, on trouve des décisionnaires importants comme :
Le rabbinrabbins"> Eléazar Shapira (Minhat Eleazar)
Le rabbinrabbins"> Yaakov Moché Tolédano (Yam Hagadol)
Le rabbinrabbins"> Yéhouda Leib Tchirelson (Maarakhé Lev)
Le rabbinrabbins"> Tsvi Pessah Franck, ancien grand rabbinrabbins"> de Jérusalem
Le « Hazon Ich »
Le rabbinrabbins"> Netta Shlomo Shlissel (Yéroushat Pléta) (c'est permis dans un cas d'urgence)
Le rabbinrabbins"> Yossef Téoumim, chef du tribunal rabbinique de Détroit
Minhat Aaron
Mikraé Kodesh
Pné Mévine

Certains d'entre eux autorisent même la sonnerie du chofar par microphone ou autre appareil électrique.

Mais la plupart font la distinction entre la sonnerie du chofar qu'il est interdit de diffuser par microphone, et la lecture de la Méguila, dont la diffusion par radio permet d'accomplir la mitsva. Et cela parce que la MichnaMichna"> dans le traité RochRosh"> Hachana (TB RochRosh"> Hachana 27b) enseigne que « si quelqu'un sonne depuis l'intérieur d'un puit ou d'une cave… si on a entendu le son du chofar on s'est acquitté [du commandement], mais si on a entendu le son de l'écho on ne s'est pas acquitté [du commandement] ». La question, de nos jours, est donc : est-ce que le son sortant d'un microphone ou d'un appareil électronique peut être assimilé au chofar même, ou à l'écho du chofar ? Mais dans le cas de la Méguila, il n'existe aucune source talmudique traitant de la nature de la voix lisant le texte.

C'est pourquoi je suis d'accord avec les décisionnaires qui ont statué qu'il était interdit de diffuser le son du chofar par microphone, mais qu'il était permis de le faire pour la lecture de la Méguila.

  • F. Halakha pratique
    A la suite de cette étude, il ressort qu'il est tout-à-fait possible de s'acquitter du commandement de la lecture de la Méguila par microphone, radio, télévision ou Facebook à condition qu'il s'agisse d'une diffusion en direct et non d'un enregistrement.

Avec l'espoir que les médecins trouveront rapidement un remède contre cette maladie.

Rabbinrabbins"> David Golinkin
Jérusalem, 9 Adar 5780

Sources pour approfondir (en hébreu) :
Rabbinrabbins"> Ovadia YossefOvadiah Yossef"> , « Yabia Omer », première partie, Orah Hayim 19, 18
Rabbinrabbins"> Ovadia YossefOvadiah Yossef"> , « Yéhavé Daat », troisième partie, 54.

Traduction rabbinrabbins"> David Touboul

TouBiShevat Nouvel an des arbres

mar, 02/18/2020 - 17:31

Chaque 15 du mois de Shevat (en février), le peuple juif fête le nouvel an des arbres, on plante des arbres et on mange des fruits... La fête écologique du judaïsme.

Il existe même un seder (une cérémonie) dont voici un exemplaire.

Seder de Tou beShevat

La Mehitsa à la Synagogue

jeu, 02/06/2020 - 12:44

La séparation entre hommes et femmes à la synagogue est-elle vraiment une obligation pour la tradition juive ? D'où vient cette coutume ? Peut-elle être changée ?

Voici une étude de la Halakha sur la mehitsa par la rabbinrabbins"> Monique Suskine sur la base des travaux du rabbinrabbins"> David Golinkin à lire en pdf. Elle y explique pourquoi on peut se permettre d'enlever la séparation hommes/femmes dès lors que le public de la synagogue est d'accord. Elle explique d'où vient cette pratique et son importance dans la Halakha .

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Mehitsa

Table des matières

Introduction

1) Existe-t-il un interdit de mixité lors des offices à la synagogue ?
2) Il n'y a pas de témoignage de séparation entre hommes et femmes lors des prières, jusqu'au Moyen Âge
3) La mehitsa ou la galerie des femmes, une coutume qui s'est développée au Moyen Âge
4) Est-il permis d'annuler la coutume de la mehitsa ou de la galerie des femmes ?
5) Conclusions
Bibliographie
Glossaire de termes
Glossaire de personnalités

Mehitza. Ce que femme voit

Un travail photographique à connaitre : Myriam Tangi Mehitza. Ce que femme voit

Dans « Ce que femme voit », Myriam Tangi explore, à travers une cinquantaine de photographies, la séparation opérée dans la synagogue entre l'espace réservé aux hommes et celui réservé aux femmes, soit en hébreu la mehitza (division).

https://www.mahj.org/fr/programme/myriam-tangi-mehitza-ce-que-femme-voit-45856