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Mis à jour : il y a 12 heures 44 min

Faire de la glace shabbat

lun, 06/08/2020 - 12:55

L'été arrive et je voudrais savoir si on peut fabriquer de la glace durant Shabbat ?

Réponse :

La question est intéressante, car elle touche à la définition de l'interdit et du permis.
Certains voudraient l'interdire sous prétexte qu'on change la nature du liquide, d'autres pensent que ce n'est pas le cas.

En effet, il est interdit à shabbat de changer la nature d'une chose et notamment en l'améliorant. Mais du coup, on peut aussi poser la question de faire fondre de la glace…

Vouloir poser l'interdit implique de raccrocher l'action de congeler à l'un des 39 avot melakhot. On penserait éventuellement à « boné » (construire), certains le suggèrent, mais ils sont contestés.

Il n'y a donc pas d'interdit à faire de la glace, par contre certains rabbinsrabbins"> (ashkénazes rigoristes) déconseillent. Ils limitent même l'usage de glaçons. (Voir par exemple Shmirat shabbat kehilkhata du rav Neurwitz). Mais Ovadya Yossef et bien d'autres pensent qu'ils n'y a pas d'interdit, car le liquide gelé ne change pas de nature.

On a voulu comparer avec l'interdit de fabriquer du fromage shabbat (TB Shabbat 95a), mais si le fromage relèverait effectivement de « boné », mais le rav Yossef fait remarquer qu'il n'y a pas dans la glace d'assemblage de diverses matières. Il ajoute pour autoriser la fabrique de glaçons que la « construction » n'est pas pérenne car elle fond dès qu'on la sort du congélateur contrairement au fromage qui durci.

Vous pouvez donc vous faire des glaçons durant shabbat, mettre du jus de fruit à geler et même de la crème… Vous pouvez mettre des glaçons dans vos boissons.

Par contre l'utilisation d'une sorbetière électrique entre dans les restrictions liées à l'usage de l'électricité.

Yeshaya Dalsace

shabbat Hol Hamoed Pessah

mer, 05/27/2020 - 16:01

La Torah au temps du corona (4)
17 nissan 5780 – Shabbat Hol Hamoed Pessah

(Ce message ne pourra être envoyé comme d'habitude puisque deux jours de fête vont être suivis de shabbat. D'où cet envoi anticipé.)

Corona Torah serait la latinisation de Keter Torah, « La couronne de la Torah », expression qui, entre autres usages, donne son titre à un long poème de Isaachar Bär ben Judah Carmoly, rabbinrabbins"> alsacien du 18è siècle, pur génie quant à l'érudition, l'intelligence et la créativité.
Keter, dans l'arbre de vie kabbalistique, est la plus élevée des sephirot et celle qui porte le plus haut degré d'abstraction. Irréelle telle … un virus.
Bref, il n'est pas vain de saisir le moment pour considérer le texte toraïque de la semaine et voir ce qu'il nous fait lire/entendre quant à notre présent pandémique et confiné.

Pour le shabbat de Hol Hamoed (les jours intermédiaires) de Pessah, il est demandé de lire, entre autres, un segment du Livre de l'Exode : Ex. 33,12 à 34,26. Il y est rapporté la manière dont le Divin accède à la demande de Moïse de lui faire connaître Ses voies et de lui faire voir Sa gloire (Ex. 33, 13 et 18) ainsi que la taille des secondes tables de la loi et diverses prescriptions dont la célébration de Pessah :
18 Observe la fête des Azymes : sept jours tu mangeras des azymes, comme je te l'ai prescrit, à l'époque du mois de la germination, car c'est dans ce mois [de la germination] que tu es sorti de l'Égypte. (Traduction de la Bible du Rabbinat)
Il est frappant de constater que cette mention-là de Pessah, si elle inclut comme les autres dans le texte biblique la sortie d'Egypte, insiste sur un détail renvoyant au cycle naturel, la germination. La phrase, dans son déroulement, accorde même préséance à la nature sur l'histoire – d'abord l'éclosion végétale puis la libération de l'esclavage – , ce que renforce le verset suivant : « 19 Toutes prémices des entrailles sont à moi : tout ce qui, dans ton bétail, naîtrait mâle, premier-né de la vache ou de la brebis ». Quant au verset qui précède (17 « Tu ne te fabriqueras point des dieux de métal »), il fait ressortir la chaleur naturelle du côté de laquelle se situe le Divin en lui opposant un matériau inerte et froid qui symbolise l'illusion des faux dieux.
Une interprétation classique reliera le renouveau printanier à la nouvelle phase historique que représente pour les Hébreux la sortie d'Egypte. Le pouvoir du recommencement que la philosophe juive Hannah Arendt traite comme la qualité humaine par excellence prend modèle sur le mouvement de la nature.
Notre actualité, toutefois, suggère un autre commentaire. Le temps historique se niche dans le temps naturel comme l'a fait ressortir Edouard Robberechts dans sa leçon du 6 avril sur le premier verset de la Genèse (voir : https://youtu.be/-3K2ESkLlDA ). Il s'y niche mais rompt avec lui pour privilégier le pouvoir d'invention et de création de l'humain. Or, le temps historique semble parfois en arrêt, en panne, lorsque le fonctionnement social est gravement perturbé et ne suit pas les normes habituelles. Exactement ce que nous vivons au sein de cette crise sanitaire. Le seder que nous allons vivre dans l'isolement en est le triste exemple. Une expulsion de l'histoire que nous pouvons considérer traumatisante et débilitante.
Toutefois, le peuple juif a recueilli dans son histoire l'expérience de telles expulsions, doublant les bannissements dans l'espace. Le confinement dans les ghettos correspondaient à une telle interdiction de participer à l'histoire. Que faisaient alors les Juifs ? Ils s'en remettaient au temps rituel qui jamais ne les trahissait et attendaient les conditions propices pour rejoindre le temps historique du monde et pour travailler à l'amélioration de ce dernier.
Pour celles et ceux que dérangerait l'imagerie déployée par la haftaraHaftarah"> de ce shabbat (Ezéchiel 37, 1-14) – la vallée aux ossements desséchés que la parole divine revêt de chair et fait revivre –, on peut s'attarder sur la conclusion (« Voici que je rouvre vos tombeaux, et que je vous ferai remonter de vos tombeaux, ô mon peuple ! et je vous ramènerai au pays d'Israël », Ez. 37,12, Bible du Rabbinat) pour y retenir un message d'espoir après la dévastation. D'une certaine manière, le discours des prophètes éclate entre la temporalité naturelle et la temporalité historique. Comme si une déchirure de l'histoire était nécessaire à une plongée subséquente dans l'histoire la plus concrète qui soit, à savoir, pour les Juifs exilés de Babylone auxquels s'adresse Ezéchiel, l'exil et l'oppression.
Le Rabbinrabbins"> Jonathan Sachs fait remarquer la coexistence de deux termes en hébreu pour dire la liberté, hofesh et herout, le premier désignant la liberté individuelle, le second la liberté collective. Or, le texte biblique n'emploie que le premier, insistant donc sur la libération individuelle, la sortie individuelle de l'esclavage et de l'Egypte. Phase nécessaire à la libération collective, à faire ensemble et toujours à faire jusqu'aux temps messianiques.
Parenthèse de l'histoire que cette période de confinement où les sociétés ralentissent leurs activités effrénées et, pour nous, un Pessah particulier qui nous coupe des pratiques collectives, à commencer par les réunions familiales, mais qui offre l'occasion d'un travail de libération pour chacun.e d'entre nous.

Prenez soin de vous, prenez soin des autres, soyons unis par le cœur et l'esprit, soyons vaillants pour préserver la lumière du judaïsme et de la paix.

Alexis Nuselovici,
Président, Or Chalom 2020

Confinement et reportages juifs

jeu, 04/30/2020 - 20:34

Voici notre sélections à ne pas manquer en ce moment.

Voici quelques liens ou conseils de choses à voir :

Tout d'abord sur Arte une belle galerie de portraits de personnages juifs talentueux.

  • Sur Arte jusqu'au 1er mai : Metropolis - L'art après Auschwitz Comment créer après les crimes indicibles commis à Auschwitz ? - Esther Bejarano a survécu à l'extermination grâce à son accordéon - Une pièce à l'humour féroce de la dramaturge Yeal Ronen - Les photos de Benyamin Reich renouvellent le regard sur le passé germano-juif - Entretien avec la psychothérapeute Maya Lasker-Wallfisch - Les clichés pleins d'humour d'Erez Kaganovitch pour ne pas oublier Auschwitz.
  • Sur Arte jusqu'au 15 mai : "La Russie de Joseph Roth". Joseph Roth (1894-1939) est un très grand écrivain de langue allemande. Son œuvre porte un regard aigu sur les ultimes vestiges d'une Mitteleuropa qui ne survivra pas. Son roman le plus connu, La Marche de Radetzky (Radetzkymarsch), publié en 1932, évoque le crépuscule d'une famille autrichienne sur trois générations. Les nazis détruisent ses livres. En 1934, Joseph Roth s'exile à Paris, où, malade, alcoolique et sans argent, il meurt à l'âge de 44 ans.
  • Sur Arte jusqu'au 27 mai : Rosa Luxemburg (1871-1919), retour sur les combats de cette pionnière de l'Internationale ouvrière.
  • Sur Arte jusqu'au 10 juin : Kubrick par Kubrick Stanley Kubrick s'exprimait peu. Ce documentaire envoûtant fait entendre la parole rare d'un cinéaste aussi génial que secret
  • Sur Arte jusqu'au 15 mai : Tony Curtis, le gamin du Bronx Dès son plus jeune âge, sur le pavé du Bronx, Tony Curtis, né Bernard Schwartz, a misé sur son charme et son énergie pour échapper aux naufrages de son enfance : une famille d'émigrés juifs hongrois engluée dans la misère.
  • Sur Arte jusqu'au 27 mai : Louise Weiss, une femme pour l'Europe Louise Weiss, agrégée de lettres à 21 ans et diplômée d'Oxford, fonde en 1918 la revue "L'Europe nouvelle et milite pour le droit de vote des femmes".
  • Sur Arte jusqu'au 8 juillet : Les nombreuses vies de Sammy Davis Jr. Noir, juif et Portoricain : un mélange détonant dans l'Amérique du XXe siècle. Portrait d'un artiste au multiples talents, Sammy Davis Jr., connu pour avoir bravé la ségrégation raciale.
  • Sur Arte à partir du 15 mai : Ephraim Kishon - Rire pour survivre Survivant du génocide, l'auteur et cinéaste israélien Ephraim Kishon a passé sa vie à croquer ses contemporains. Le portrait fouillé d'un libre-penseur à l'humour mordant, disparu en 2015.
  • Sur Arte : Les enfants du 209 rue Saint-Maur Paris Xe Au terme d'une longue enquête, Ruth Zylberman a retrouvé les habitants d'un immeuble parisien dont l'enfance avait été saccagée sous l'Occupation. Alliant rigueur historique et créativité visuelle, un film documentaire magnifique.
  • Sur FranceTV : Magnifique documentaire de Nourit Aviv : Yiddish. Nés aux Etats-Unis, en Israël, en Belgique, en France, en Russie, en Pologne ou en Lituanie, sept jeunes gens racontent les liens qu'ils ont tissés avec le yiddish. A travers l'oeuvre de poètes avant-garidstes et polyglottes de l'entre-deux-guerres, ils dévoilent la puissance et l'éclat de cette poésie dont les mots n'appartiennent pas seulement à un passé juif mais leur permettent de se situer face au présent...
  • Sur Netflix : mini série Unorthodox. À dix-neuf ans, Esty, issue d'une famille juive ultra-orthodoxeorthodoxe
    orthodoxes">
    à Williamsburg, dans le quartier de Brooklyn, décide de fuir sa communauté...
  • Sur Netflix : Fauda... La violence et les territoires. Série autour de l'unité de forces spéciales de l'armée de défense d'Israël Mista'arvim dont les membres sont spécifiquement formés à se fondre dans la population arabe.
  • Sur OCS : excellente mini série adaptée du roman de Philip Roth. The Plot Against America imagine une histoire alternative de l'Amérique où l'aviateur Charles Lindbergh, héros national xénophobe et populiste, est élu président des Etats-Unis en 1940, plongeant le pays dans le fascisme. La série suit ces bouleversements politiques à travers le destin d'une famille juive du New Jersey.
  • L'alphabet hébraïque A l'origine Béréchit - Découverte l'alphabet sacré sur France 2 avec l'ami Franck Lalou
  • La télévision israélienne en hébreu :

Pour sortir de i24 en français
https://www.mako.co.il/ mais aussi sur le tél ou tablette.

Le virus de l'irrationalité religieuse

sam, 04/18/2020 - 22:52

Rachid Benzine et Yeshaya Dalsace ont publié une tribune dans le journal Le Monde du 16 avril 2020 à lire ici

Sommaire

Ouvrir le pdf pour lire la tribune publiée dans Le Monde du 16 avril 2020. Cette tribune dénonce des dérives que l'on constate dans chaque religion chez certains fondamentalistes. Ce qui est intéressant c'est qu'on retrouve le même discours chez les uns et les autres, avec quasiment les mêmes arguments. Ouvrir le pdf pour lire la tribune.

Tribune Dalsace & Benzine Le Monde
Vidéo YouTube

Cette tribune commune avec Rachid Benzine vient compléter une première intervention sur YouTube de Yeshaya Dalsace (en date du 26 mars). Comme rabbinrabbins"> , il balaie devant sa propre porte et porte sa critique contre une partie de l'orthodoxieorthodoxe
orthodoxes">
juive qui surfe sur la pandémie pour donner libre cours à un véritable délire quand il ne s'agit pas de l'exploitation cynique de la naïveté de certaines personnes. Mais le phénomène n'est pas spécifiquement juif. En tout cas, il n'est pas kashercasher
cachere">
!

Florilège de ce qu'on peut trouver sur le net :

« Le grand tsadik Aaron Hacohen déclare que nous sommes très proches de la venue du Masshiah et déclare qu'il est rentré en discussion avec le Mashiah. Nous sommes en plein dans la période du Mashiah. Les tsadikim nous préviennent : le massiah devait venir en 5736 (1976) mais n'a pas pu le faire à cause du manque de respect de shabbat. Hashem du coup vient nous aider par le confinement à respecter inévitablement à respecter shabbat. Vous voyez comme le Créateur nous aime ? Il nous aide ! Si vous respectez le shabbat un peu plus tôt que d'habitude, cela va vous protéger… »

« Tout ce qui nous arrive, c'est pour notre bien, c'est parce que Dieu nous aime et qu'il veut nous rapprocher ».

« La nature se venge contre l'homme et son matérialisme, elle se dérègle pour nous punir de notre manque de respect de la sacralité de la vie. La vie se venge ! Bénir le Créateur c'est se protéger car alors le monde t'aime et ne se venge pas. Celui qui dit 100 bénédictions chaque jour est protégé à 100% »

« Le monde n'a pas de solution, les scientifiques n'ont pas de solution ! Elle est où votre puissance scientifique ? Israël était dans la même solution face à la mer à la sortie d'Egypte et nous avons la solution : prier ! Crier et percer les cieux… Le problème c'est que nous n'y croyons pas, si on y croyait ce serait encore plus fort. On peut faire disparaitre le Corona si nous nous purifions par la prière et notre croyance et Dieu alors qui nous a envoyé ce virus le reprendra, quand il voudra. Celui qui espère que la science va trouver une solution se trompe. C'est que toi Hashem qui va nous sauver. Dieu voulait qu'on arrête de croire en la médecine, mais en lui ! »

« Dieu nous protège ! Si tu y crois, saches que le corona ne s'approchera pas de toi. Le virus fait la distinction entre celui qui a la foi et celui qui ne l'a pas ! »

« Si le coronavirus ne nous réveille pas, alors quoi ? Dieu nous donne une dernière chance. Il n'y a plus de monde, plus de valeurs, Dieu va se révéler ! »

« Je ne suis pas inquiet du virus, chacun a une date pour commencer sa vie et la terminer, c'est déjà prévu… Le virus n'y peut rien. Vous êtes dans les meilleures mains, celles du Créateur ».

« Corona c'est 11 fois le nom de Dieu [en valeur numérique], c'est une réalité céleste. L'Iran c'est Amalek et le corona le frappe ! Bénit-soi Dieu, ils le subissent très fort ! Le corona les fait disparaitre. … Tous nos repères vont tomber mais combien devons-nous être heureux d'avoir été choisis, en tant que génération, de voir la venue du Machiah. Corona c'est la couronne et la couronne c'est les tefilinesTefilin"> , il nous faut donc mettre les tefilinesTefilin"> … »

« Le Messie arrive ! Les signes ne manquent pas. … Le monde qui se présentait comme tout puissant, laissait de côté le spirituel. La marche du monde c'est arrêté. Depuis le déluge, aucune plaie n'a ravagé le monde entier comme ce virus. Le monde occidental fait tout pour empêcher de penser. La nature nous dit stop ! La civilisation des goys est celle de la matière. Le Juif est la spiritualité, il doit affirmer l'éphémère du monde face au mensonge de la matérialité occidentale. … On est arrivé à une folie de liberté, à une décadence qui n'a pas d'équivalent depuis le déluge ! »

« J'ai rencontré un kabbaliste et j'ai eu une réponse : le Mashiah est maintenant en Israël et il sait qu'il est le Mashiah. Il peut se dévoiler à tout moment. Dieu est passé à la vitesse supérieure. … Le plus beau c'est que les Juifs font shabbat, en public, ils ne le transgressent pas et c'est exceptionnel ! »

« Le rav Kanievsky a fermé sa porte [à cause du confinement], pourquoi ? bien sûr qu'il est protégé par son mérite d'étude de la Tora, mais il veut montrer la Halakha … »

« Aujourd'hui, tout le monde voit l'existence de Dieu » (slogan récurant)

« Tout ça nous arrive que pour qu'on étudie et qu'on pense à Dieu » (slogan récurant)

« Un Juif ne cède pas à la panique car c'est le plan divin. »

Collecte de fonds en promettant protection :

Voici un exemple de l'exploitation cynique de la peur des gens en promettant de ne pas être touché par la maladie si vous faites un don.

Voici le même argumentaire sur le site koupathair (organisation de levée de fonds en faveur de l'ultra-orthodoxieorthodoxe
orthodoxes">
) :

Pitoum Haketoret - La protection signée de la main du Rav Haim

1- UN MYNIAN RECITERA AU KOTEL VOTRE NOM AVANT LA LECTURE DU PITOUM HAKETORET - Que vous puissiez être protegé avec l'aide d'Hachem
2- Vous recevez le PITOUM HAKETORET SIGNEE DE LA MAIN DU MAITRE DE NOTRE GENERATION
3- Sera assuré d'être protegé "MESURE POUR MESURE" comme l'a assuré LE MAITRE DE NOTRE GENERATION, RAV KANIEVSKY de sa propre main
Rentrez la protection du PITOUM HAKETORET dans votre maison
signée de la main du Rav Kanievsky soyez assuré avec l'aide d'Hacheme d'être epargné de la maladie
Koupat Hair transmettra chaque nom des donateurs au Maître de notre génération Rabbi ‘Haïm Kaniewsky chlita pour qu'il puisse prier pour lui.

Seder de Pessah en solitaire

jeu, 04/02/2020 - 19:55

Ceux qui se trouvent seuls doivent se poser à eux-mêmes la question : « En quoi cette nuit est-elle différente ? » – (MaimonideRambam
Maïmonide">
, Lois sur le pain non levé 7:3)

Ceux qui se trouvent seuls doivent se poser à eux-mêmes la question : « En quoi cette nuit est-elle différente ? » – (MaimonideRambam
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, Lois sur le pain non levé 7:3)

Cette phrase est restée intouchée dans les codes de loi juifs pendant mille ans. Alors que presque tout ce qui par ailleurs a été écrit sur Pessah a été analysé et commenté depuis toutes les perspectives et dans toutes les directions, cette phrase a été presque complètement ignorée. Être seul le soir du Seder n'a jamais été considéré par personne comme une réelle possibilité.

Cette année, nous voyons les choses différemment. Pour la première fois peut-être dans l'histoire juive, des milliers de gens célèbreront Pessah seuls. Nous n'avons jamais vécu cela : nous n'avons ni mémoire collective à convoquer, ni commentaires sur la loi théorique énoncée par MaïmonideRambam
Maïmonide">
, ni certitude sur la bonne façon d'agir, ni enfin de direction spirituelle ou halakhique unifiée. Mais nous avons tout de même plus d'un tour dans nos sacs : la chutzpah, la créativité, l'espoir. Nous raconterons aux générations futures l'histoire de la Pâque de cette année, avec l'aide de Dieu.

Retournons à cette affirmation tirée du code de MaïmonideRambam
Maïmonide">
, et écrivons à présent notre propre commentaire. Ceux qui se trouvent seuls doivent se poser à eux-mêmes la question : « En quoi cette nuit est-elle différente ? » C'est une drôle de question à se poser à soi-même, si l'on est seul. A peu près tout est différent cette année, et d'abord, le fait qu'on soit seul ! Même s'il y a allusion ici au Mah Nishtanah, l'ensemble des questions formelles prononcées au coeur du Seder, peut-être faut-il plutôt traduire cette phrase non comme une question, mais comme une exclamation d'émerveillement : ‘'Comme cette nuit est différente !''

Mais on peut adopter une autre perspective, si l'on veut. Pessah est la fête de la liberté, la fête du printemps, de la légèreté, du bond par-dessus, du passage. Le Seder de Pessah était à l'origine un rituel domestique qui n'avait que quelques règles ou textes fixes : l'accent était mis bien plutôt sur le fait d'encourager les enfants à être curieux et les adultes à être créatifs. Il y avait une vieille histoire percutante à raconter – ‘'nous étions les esclaves de Pharaon en Egypte, et maintenant nous sommes un peuple libre'' – et cette histoire devait être récitée d'une façon qui amènerait tout le monde à se rassembler autour de la table, chacun faisant partie de ce récit. Nous étions esclaves, nous sommes libres. Et pas seulement libre-de, mais libres-pour : tout un ensemble de valeurs devaient être discutées à travers les symboles de l'histoire tout au long du repas, on enseignait aux enfants les responsabilités que les Juifs libres avaient toujours assumées. Et si au fil du temps les textes et les rituels sont devenus lourds, rigides et incompréhensibles, il y a quelques chose de la légèreté de Pessah que peut-être cette année si singulière nous permet de retrouver.

Alors que les obstacles à la tenue d'un Seder solitaire sont nombreux et évidents, on peut y voir aussi quelques avantages surprenants. Nous sommes effectivement libres. Nous sommes coincés chez nous et coincés avec nous-mêmes et coincés avec notre liberté – c'est une opportunité unique de déconstruire les rites du Seder et de nous les approprier réellement. Faire de l'histoire une histoire qui nous parle, repenser les rituels et leur force, et manger un délicieux repas seuls, à notre propre rythme.

La Torah évoque par quatre fois, de manières légèrement différentes, le fait de raconter l'histoire de Pessah aux enfants. (C'est le sens du mot Haggadah, récit.) Les rabbinsrabbins"> étaient sensibles aux subtiles différences entre ces quatre textes, et ont créé un modèle archétypique, celui de quatre types d'enfants posant quatre types de questions : un enfant sage, un enfant rebelle, un enfant simple, et un enfant qui ne sait pas comment poser des questions. Le modèle des questions-réponses pour raconter l'histoire de Pessah était le plus pertinent et le plus souple pour permettre à chaque narration particulière de s'adapter aux enfants réels qui posaient les questions. Et comme beaucoup l'ont souligné au fil des ans, les quatre enfants ne sont pas forcément des types de caractères, mais plutôt quatre aspects différents présents dans chaque âme qui questionne. Nous avons tous notre côté sage, rebelle, naïf, et silencieux. Et pourtant : « Ceux qui se trouvent seuls doivent se poser la question … » Ce qui est étrange et merveilleux cette année, c'est que ces quatre parties entrent en conversation les unes avec les autres.

Notre côté sage pourrait demander : quelle sont les instructions pour mener un Seder correctement ?

Notre côté rebelle pourrait s'exclamer : pourquoi donc devrais-je faire tout cela, alors que le monde dehors s'enflamme ?

Notre côté naïf pourrait s'étonner : qu'est-ce que tout cela veut dire ?

Notre côté silencieux pourrait n'être même pas capable de formuler avec des mots l'énormité de la situation, et notre impuissance.

Traduisons donc ainsi : « Ceux qui se trouvent seuls doivent s'exclamer : ‘'comme cette nuit est différente !'' »

Comme cette nuit est différente de toutes les autres nuits. Mais d'une certaine manière, comme elle est juive ! Les juifs sont un peuple paradoxal, qui s'accroche à une tradition stricte et qui trouve toujours le moyen de s'adapter à une réalité mouvante. Pendant plus de 2000 ans, les juifs ont adapté Pessah aux situations qu'ils vivaient : furent-elles des persécutions, des exils ou le confort de communauté florissantes. Cette année, Pessah sera difficile et étrange et appellera beaucoup de créativité. Et pourtant, il se joindra à la chaîne de milliers d'années de sedarim de Pessah demandant de la créativité. Ce que nous faisons cette année résonnera aussi dans le futur et entrera dans les annales de notre peuple. Nos innovations pourraient être les traditions des prochaines générations. C'est peut-être difficile de penser ainsi, en regardant notre situation avec la perspective de milliers d'années – et c'est aussi possible d'être juste où nous sommes, en faisant de notre mieux avec ce qu'on a. C'est ce que les juifs font !

Idées et suggestions
  • Avant le seder

Préparez vous à la soirée avec des amis et votre famille par téléphone ou internet. Vous pourrez partager au moins le sentiment que toute la communauté vit cela ensemble – séparément.

Parlez et comparez vos projets avec ceux des autres, si vous le souhaitez. Volez des idées !

Ecrivez des questions auxquelles vous souhaitez réfléchir pendant le seder.

Préparer un excellent repas de choses dont vous avez envie, à partir de la nourriture à laquelle vous avez accès. Vous pouvez trouver des recettes Pessah-friendly faciles ici, vers la fin de la page, ou un menu simple ici. Mais ne laissez pas la cuisine devenir un facteur de stress pour la soirée.

Si vous n'avez pas de haggadah, téléchargez-en une ou créez-en une personnalisée (cf section ressources)

Vous pouvez faire le seder dans des vêtements plus élégants que d'habitude – ou en pyjama. Les deux sont des signes de liberté !

  • Pendant le seder
  • Kadesh

C'est le premier des quatre verres de vin que l'on boit à Pessah. Quatre verres seul ?! Pourquoi pas. Ce soir est différent. C'est l'un des signes que nous sommes libres, et cela nous rappelle que ce repas est important et sacré. Allongez-vous copieusement sur votre canapé ou dans l'endroit le plus confortable de votre maison pendant que vous buvez.

  • Urchatz

Le lavage de mains n'a jamais eu autant de sens que cette année ! Mais prenez le temps de profiter d'un lavage de main rituel sans objet rationnel hygiénique. Sentez l'eau qui coule sur vos mains. C'est cela qui marque le début de l'expérience du seder.

  • Karpas

Il y a différentes traditions quant au légume utilisé pour le karpas, mais vous pouvez vous réapproprier la version romaine antique de cette tradition : un légume délicieux à grignoter pendant que vous faites toute la discussion qui précède le plat principal.

  • Yachatz

Quel sens donnez-vous à ce rituel de rompre la matsah du milieu ? Peut-être que vous pouvez regarder les matsot cassée et entières, et réfléchir à ce qui est cassé et ce qui est entier dans le monde autour de nous.

Le texte traditionnel dit ici quelque chose de surprenant : “Cette année, nous sommes des esclaves ; l'année prochaine, nous serons libres.” Que voulait dire cette phrase l'an passé ? Que veut-elle dire cette année ? A quoi ressemblera votre prochain Pessah ?

Le texte ajoute un signe de bienvenue au monde : “Que tous ceux qui ont faim viennent ici et mangent ! Peut-être qu'on devrait sauter cette partie ce soir. Peut-être qu'on devrait la laisser comme voeu pour le futur.

  • Maggid

C'est le cœur du récit du seder. C'est là que vous pouvez être le plus vous-même.
Vous pouvez dire les mots de la haggadah dans n'importe quelle langue qui vous plaise, ou savourer l'étrange familiarité des textes en hébreu.

Si vous supportez le sentiment d'étrangeté que cela donne : parlez-vous à vous-même à voix haute !

Prenez la tradition de la question-réponse sérieusement. Peut-être pouvez-vous préparer des questions en avance auxquelles vous souhaiteriez prendre le temps de penser.

Lisez des parties de l'histoire de l'Exode et trouvez au moins une phrase qui vous parle cette année.

Une grosse partie du maggid traditionnel est une interprétation complexe mot-à-mot de quatre phrases du livre du Deutéronome. Regardez le texte original et posez des questions. Élaborez des réponses, également.

Dites les mots “pessah”, “matsah” et “maror” en les pointant du doigt sur la table. (Pessah est symbolisé soit par l'os grillé sur le plateau du seder, soit par le repas en général). Explorer ce qu'ils devraient symboliser cette année.

Trouvez des livres ou des poèmes dans votre bibliothèque que vous avez aimé mais n'avez plus regardé depuis des années. Lisez un passage à voix haute, cérémoniellement.

Terminez cette partie avec un autre bon verre de vin !

  • Rachtzah

Lavez-vous les mains à nouveau ! Appréciez l'absurdité et le sérieux d'être seul pendant tous ces rituels.

  • Motzi Matzah

Enfin ! On mange cette matsah ! Il y a différentes symboliques de la matsah, le lechem oni : un pain de pauvreté, un pain de simplicité, un pain de difficulté, un pain qui donne des réponses. Qu'est-il pour vous ?

  • Maror

Cela ne va pas de soi que lors d'une célébration de la liberté, on amène l'amertume de l'histoire de Pessah sur notre table et en fassions l'expérience physique. Mais nous le faisons : en mangeant le maror avant le repas, nous insistons pour revivre aussi les aspects amers de la vie d'esclavage et d'oppression. Pourquoi ? Et le harosset, ce mets sucré fait de pommes et de vin, est un symbole soit du ciment fait par les esclaves en Egypte, soit de la plaie du sang. Etrangement, ces deux mets symboliques, l'un doux et l'autre amer, sont mangés en même temps.

  • Korech

Encore plus paradoxal : nous emballons le maror et la matsa et les mangeons ensemble. Pourquoi ?

  • Shulchan Orech

Régalez-vous d'un excellent repas, autant que faire se peut.

  • Tsafoun

Tsafoun veut dire “caché”. Lors de grands sedarim avec beaucoup d'enfants, la moitié de la matsah (c'est l'afikoman) est caché au début du repas et les enfants qui la trouvent l'amènent à ce moment pour la manger. Cela a peu de chances de se passer si vous êtes seul/e cette année. Mais c'est le moment de réfléchir, le ventre plein, à l'idée de caché et d'incertitude dans notre monde. Un virus invisible a secoué notre confiance en l'avenir. Il y a aussi un autre aspect du caché : tout peut arriver ! Un aspect sous-estimé de la liberté est que nous sommes ouverts à toutes sortes de surprises. Lancez-vous le défi de formuler un rêve optimiste.

  • Barech

Chantez birkat hamazon à voix haute, et terminez avec un troisième verre de vin.

C'est une série de psaumes qui exprime la gratitude (bien que si vous regardez le texte du plus près, surtout au milieu, vous trouverez un rapport bien plus sombre et complexe à la fragilité de la vie). Prenez un moment pour penser à ce dont vous êtes reconnaissant, qui vous pourriez et devriez remercier en ces temps étranges. Et finissez avec un quatrième verre de vin – l'étrange goût de la liberté !

  • Nirtzah

A la fin, il y a toutes les chansons classiques de Pessah. Chantez celles que vous aimez. Ou chantez ou fredonnez d'autres chansons que vous pensez liées à ce que nous vivons aujourd'hui.

En souhaitant à tous de la santé, de la force et des moments de joie et de calme.

Ecrit par Josh Weiner, traduit de l'Anglais par Noémi Egnell https://jeducationworld.com

Modernisme juif en ligne

mar, 03/24/2020 - 21:35

Le judaïsme américain ne regarde pas en arrière, mais vers un futur incertain qu'il veut dynamique. Plein d'idées à prendre pour notre frileux judaïsme français.

Zeek est un magazine en ligne mis à jour quotidiennement et une revue imprimée trimestrielle. La préoccupation de Zeek est le devenir du judaïsme en plein renouvellement.

http://zeek.forward.com/

The Institute for Jewish Ideas and Ideals offre une vision du judaïsme orthodoxeorthodoxe
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qui se veut intellectuellement solide, spirituellement convaincante et émotionnellement satisfaisante. Basé sur un engagement indéfectible envers la tradition, la Torah et le peuple juif, elle favorise une appréciation de la diversité légitime dans l'orthodoxieorthodoxe
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moderne.

http://www.jewishideas.org/

Judaïsme Massorti sur YouTube

sam, 03/21/2020 - 23:25

Le mouvement juif Massorti
C'est ainsi que le mouvement juif "Conservateur" est désigné, en opposition au mouvement "reform" ou "libéral", mais également au mouvement "orthodoxe". Le but du mouvement Massorti étant de transmettre une tradition et de promouvoir un judaïsme traditionaliste en acceptant l'idée de modernité. Il considère que la véritable tradition juive n'a jamais été la fixation sur le passé, pas plus que des réformes exagérées.">
est également présent sur YouTube, voici une série de vidéos pour mieux comprendre cette sensibilité au centre du judaïsme.

Sommaire

Histoire du mouvement Massorti
C'est ainsi que le mouvement juif "Conservateur" est désigné, en opposition au mouvement "reform" ou "libéral", mais également au mouvement "orthodoxe". Le but du mouvement Massorti étant de transmettre une tradition et de promouvoir un judaïsme traditionaliste en acceptant l'idée de modernité. Il considère que la véritable tradition juive n'a jamais été la fixation sur le passé, pas plus que des réformes exagérées.">
. Conférence de Philippe Boukara, historien.

La chorale sous la direction de Laurence Temime

  • Face au confinement : Dracha du rabbinrabbins"> Rivon Krygier - Chabbat Vayyaqhel-Peqoudey

La Halakha est la loi juive rabbinique. Le judaïsme Massorti
C'est ainsi que le mouvement juif "Conservateur" est désigné, en opposition au mouvement "reform" ou "libéral", mais également au mouvement "orthodoxe". Le but du mouvement Massorti étant de transmettre une tradition et de promouvoir un judaïsme traditionaliste en acceptant l'idée de modernité. Il considère que la véritable tradition juive n'a jamais été la fixation sur le passé, pas plus que des réformes exagérées.">
y est attaché et prône son respect tout en acceptant d'exploiter la marge de manœuvre possible à certaines interprétations. Il a ainsi produit une intéressante jurisprudence sur des questions diverses. En faisant cela, ce courant est plus souple que l'orthodoxieorthodoxe
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, mais beaucoup plus rigoureux que le courant libéral.

La place de la femme dans le judaïsme fait débat et représente un des points de divergence entre les courants modernistes et le courant orthodoxeorthodoxe
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. A notre avis, il s'agit d'un enjeu fondamental pour l'avenir du judaïsme et pour sa pertinence auprès de la grande majorité des Juifs contemporains. Mais il s'agit également d'une question éthique et de justice, valeurs suprêmes pour la Tora, qui exige de donner aux femmes la juste place qui leur revient.

L'étude est la mitsva centrale du judaïsme. Le but n'est pas la seule connaissance, mais le cheminement.

  • Global Day of Jewish Learning Presents : Rabbi Yeshaya Dalsace - La femme Sota ou les affres de la jalousie.

Le Global Day of Jewish Learning est un évènement mondial annuel de 24 heures d'études juive, chaque pays étant représenté par une conférence, le rabbinrabbins"> Yeshaya Dalsace avait été sélectionné pour représenté le judaïsme français cette année-là.

  • "Droits de l'homme et Judaïsme" Invité : Yeshaya Dalsace sur RCJ
  • Judaïsme et science : entretien avec le rabbinrabbins"> Yeshaya Dalsace (Le cercle des poètes disparates EP3)
  • Judaïsme et homosexualité : Beit Haverim - Rencontre avec le Rabbinrabbins"> Dalsace, mars 2013
Face à l'actualité
  • Sur la chaine Public Sénat Le 19h, édition spéciale "drame de Toulouse / Montauban". Le rabbinrabbins"> Yeshaya Dalsace représente le judaïsme.
Dialogue interreligieux
  • Les Evangiles et la MishnaMichna"> - Rabbinrabbins"> Yeshaya Dalsace. Intervention lors du colloque "Parler de l'autre : Regards croisés juifs et protestants" - Jeudi 22 mars 2018
    Un colloque organisé par la Commission des relations avec le Judaïsme de la Fédération protestante de France.

Questions de la salle au Rabbinrabbins"> Yeshaya Dalsace et au Grand Rabbinrabbins"> Gilles Bernheim

  • Les justes des nations : Interview de Yeshaya Dalsace et de Marc Rastoin
  • Le rabbinrabbins"> Yeshaya Dalsace, répond à un public chrétien : FAUT IL ATTENDRE LE MESSIE

Yeshaya Dalsace interview FAUT IL ATTENDRE LE MESSIE

  • Colloque au Sénat Juifs et musulmans : retissons les liens !