• Prononcée par le rabbin Rivon Krygier le 2 octobre 2016

    Mes chers amis, nous avons tous en tête cette métaphore abondamment évoquée tout au long de la liturgie des Yamim ha-noraïm, les jours de gravité qui vont de Roch ha-chana à Kippour, cette image des livres célestes, ces grands registres que Dieu ouvre pour y inscrire les uns dans le livre de la vie, les autres – on le suppose du moins – dans celui de la mort, les uns dans celui de la prospérité et l’accomplissement de soi, les autres dans celui du déclin et de la déchéance…. C’est un monde figuratif, mais dépassons nos préventions rationalistes pour en entendre le sens sous-jacent. Bien évidemment, il importe de le comprendre, ces livres ne sont autres au départ que de grands miroirs, le ivre des « souvenirs », la copie strictement conforme de ceux que chaque jour, à chaque instant, nous écrivons. Ce qui va s’inscrire dans les registres de l’année nouvelle est la suite logique, la conséquence des élans que nous avons pris dans nos diverses trajectoires, l’exécution mécanique de leur programme.

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  • Prononcée par le rabbin Rivon Krygier le 11 octobre 2016

    Briser la glace, tel est l’enjeu de Kippour, voilà ce que je crois. Dans ce périple de 25 heures qui nous emmène au bout de nous-mêmes, nous sommes convoqués, invités à réévaluer le sens de notre vie et à lui donner une nouvelle inflexion. Il s’agit, après Roch ha-chana, temps du jugement, d’invoquer à présent le pardon mais aussi, ne l’oublions jamais, d’accorder le pardon. Si nos relations étaient jusqu’ici gelées, pétrifiées, engoncées dans le malentendu, les griefs, les blessures, c’est désormais le temps de redonner une chance, de se redonner une chance. Cela est mentalement possible dès que l’on admet – Kippour nous en persuade plus que toute autre célébration de l’année –notre vulnérabilité, notre faillibilité. Le confesser en toute honnêteté, c’est déjà franchir le premier pas pour combler les brèches.

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  • Dracha prononcée par le rabbin Rivon Krygier le 13 septembre 2015 au soir

    En cette veille de Roch ha-chana 5776, j’ai en tête la formulation de la michna qui condense tout le sens de cette fête :

    בראש השנה כל באי העולם עוברין לפניו כבני מרון שנאמר (תהלים ל"ג) היוצר יחד לבם המבין אל כל מעשיהם

    Chaque créature défile devant le Créateur, comme des cohortes/troupeaux (qui passent un à un sous la houlette du berger), ainsi qu’il est dit : « Celui qui a crée le cœur de chacun discerne la teneur de tous ses actes » (Psaumes 33) (Michna, Roch ha-chana 1:1).

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  • Dracha du rabbin Rivon Krygier

    Vous êtes venus à l’office de Kol Nidré malgré l’heure tardive et les premiers gargouillis, vous êtes venus entendre des propos encourageants et optimistes pour ce jour de Kippour ? Eh bien ce soir, vous allez être servis, dans la pure tradition… achkénaze !

  • Dracha de Rivon Krygier - Kippour 5773 (septembre 2012)

    Le rituel le plus singulier de Kippour est sans aucun doute le Vidouï, la confession directe et sans nul intermédiaire, de ce que sont nos faiblesses, nos faillites, nos complaisances pour ne pas parler de nos cupidités. En bref : un état des lieux de tout ce qui en nous est encore immaturité. Difficile de dresser un bilan détaillé…

  • Dracha du soir de kippour 5771

    J’en reviens au conte hassidique que je m’étais permis de vous soumettre à Roch ha-chana sans en livrer la moindre clef. L’auriez-vous oublié ? Je n’y songe même pas. Il méritait bien dix jours de méditation et de cogitation, jusqu’à ce soir de Kippour qui nous réunit à nouveau. Pour rappel, tout de même, le rabbin Louis Jacobs, de mémoire bénie, rapporte comment un hassid émit le vœu de pouvoir observer de son vivant ce qu’est le paradis réservé aux Tannaïm...

  • Le pays d’Israël est un pays dont l’Eternel, ton Dieu, s’enquiert ou exige sans cesse des comptes, pays sur lequel l’Eternel jette incessamment Ses regards, depuis le commencement de l’année jusqu’à la fin de l’année. Dt 11:13